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Carnet de voyage

Manger à Tokyo "comme un local" sans se ruiner

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Manger à Tokyo "comme un local" sans se ruiner
Photo Roberta Abate

Tokyo est la ville avec le plus d’étoiles Michelin au monde : vous comprendrez alors pourquoi bien manger ici est vraiment très facile. Mais manger comme un japonais, ou du moins essayer, est un peu plus ardu, surtout lorsque l’écueil linguistique est au coin de la rue.

Certes, tout le monde connaît le Marché de Tsukiji ou le sushi du chef Jiro, mais ceux qui fréquentent le Japon savent bien que ce sont les Izakaye (restaurants qui servent des plats comme les tapas) et les Ramen Bar à proximité ou dans le métro, qui dictent la loi.

Parmi les adresses signalées ci-dessous pour manger à Tokyo sans se ruiner vous ne trouverez probablement pas de menus en anglais ou des noms à caractères occidentaux, mais avec un peu de chance et en sympathisant avec votre voisin de table, vous découvrirez les nouveaux horizons de la cuisine japonaise à un prix abordable.

SOBA ET RAMEN TOUTE LA NUIT : SAGATANI SOBA ET TAISHOKEN

À Tokyo on mange littéralement à toutes les heures de la journée et de la nuit. Il ne s’agit pas de street food, mais de ramen ou soba bar bons marchés, avec peu de sièges, où l’on mange à l’intérieur.

Pour comprendre si un ramen bar est de qualité, il suffit d’observer la file qui se crée aux heures les plus critiques. S’il y a plus de 10 personnes, l’endroit mérite probablement l’attente.

Le Sagatani Soba, à Shibuya, est un Soba bar très central. Prix ridicules : à partir de 400 yen (environ 3 euros) pour un plat de Soba avec sauce au sésame. Les Soba sont servis dans un support traditionnel en bambou et doivent être immergés dans la sauce froide au sésame. Avec une bière on arrive à 600 yen environ. Le service est pratiquement absent : on choisit ce qu’on veut manger au distributeur automatique à l’entrée, on paie à la machine, on apporte le reçu aux jeunes qui sont au comptoir et peu après votre plat est prêt. Durée moyenne pour les japonais ? 10/15 minutes. Si vous voulez avoir l’air de gens du coin, ne tergiversez pas trop au comptoir.

Ouvert toute la nuit. Sagatani Soba 2-25-7 Dogenzaka (Métro Shibuya – sortie Hachiko )

Un autre bar, cette fois-ci pour les ramen et en particulier les Tsukemen (ramen que l’on trempe dans un bouillon de porc très épais). Les doses peuvent être très généreuses et le prix presque identique à ceux des autres ramen bar. Taishoken est une légende en ville. Son patriarche Yamagishini-san est décédé en 2015, mais a eu le temps de participer à un des documentaires du chef David Chang.

Taishoken Toshima-ku, Minamiikebukuro 2-42-8 (Métro Ikeburo)

LE MARCHÉ D’AMEYOKO ET LE COU DE THON AU DÉJEUNER

Le Marché de Tsukiji fermera bientôt ; il avait été construit à la suite d’un incendie et la structure devait être temporaire. Opérationnel plus longtemps que prévu, à l’occasion des Jeux Olympiques de Tokyo de 2020 il sera transféré loin de Ginza. Mais le marché d’Ueno, Ameyoko, où les japonais viennent acheter le poisson pour les fêtes, est depuis toujours un peu plus populaire. Ouvert de 10 h à 19 h.

Ameyoko (Métro Kaisei Ueno)

Dans les rues limitrophes au marché on mange à des prix beaucoup plus abordables : à essayer, le cou de thon grillé. Considéré comme un déchet par la plupart des gens, c’est un met savoureux, abondant et surtout économique. Arrêtez-vous au Jizakana Yatai Hamachan, où vous trouverez des plats de thon à des prix abordables. Aucun menu en anglais, il vous suffira d’observer ce que commandent vos voisins de table et de l’indiquer aux serveurs.

Jizakana Yatai Hamachan 6-9-13 Ueno | 1F, Taito 110-0005 (Métro Ueno)
Photo : ©Roberta Abate

L’Izakaya où sympathise avec les Japonais : Bakawarai

Sympathiser avec les tokyoïtes est impossible pendant la journée, mais plus facile le soir, lorsque même les hommes d’affaires les plus frimeurs se laissent aller avec de la bière, du sake ou du shochu (liqueur qui ressemble à de la vodka).

Le Bakawarai se trouve à Kichijōji, quartier peu touristique peuplé de jeunes. Il est préférable de réserver une table, à votre arrivée vous trouverez un œuf portant votre nom : cet œuf sera ensuite utilisé dans un des plats du menu, dans l’hypothèse la plus favorable une omelette japonaise. Climat informel, amusant et populaire.

Bakawarai 1-10-22 Kichijoji Kitamachi, Musashino 180-0001 (Métro Kichijoji)
Photo: ©À droite Roberta Abate / Gauche TripAdvisor

CURRY RICE CHEZ UDON CURRY

Le curry rice est un des plats préférés des japonais. Pour en savourer un comme un vrai tokyoïte nous vous conseillons à Shinagawa l’Udon Curry, qui incroyablement ne sert pas l’Udon, mais du curry dans des soupières anglaises et le riz dans un plat à part. On ajoute le curry au plat lentement, contrairement à la tradition. Aucun menu en anglais, mais essayez le menu à base de poulet et celui avec du pork, egg and garlic. Bonne qualité et prix à partir de 1500 yen pour le curry et la bière.

Udon Curry 2-31-5 Nishigotanda Shinagawa Tokyo (Métro Osakihirokoji) 

HOPPY-DORI LA RUE DES YAKITORI ET DE L’HOPPY

Si vous vous trouvez à Tokyo pour la première fois vous aurez certainement l’occasion de visiter le Sensoji Temple. Mais manger à cet endroit n’est ni économique ni particulièrement typique, sauf à Hoppy-Dori, petite rue remplie de restos et de tables en plein air qui proposent des yakitori (brochettes de viande grillée), et d’autres plats populaires. L’Hoppy, une boisson très connue ici, née en temps de guerre, est composée de bière sans alcool et de liqueur. Un restaurant vaut bien l’autre, ici c’est l’atmosphère amicale qui compte vraiment.

Hoppy-Dori Street 2-5 Asakusa, Taito-ku, Tokyo (Métro Asakusa)
Foto: ©Roberta Abate

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