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Les grandes tendances de l’alimentation de demain

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Les grandes tendances de l’alimentation de demain
Photo Flickr - Alpha du centaure

Tous les ans, la société de prospective Futuribles international publie un rapport des tendances alimentaires de demain, tant au niveau national qu’international, sur la base de données collectées par son service de veille dédié, appelé Vigie Alimentation. Partant des tendances les plus récentes sur l'alimentation, cette étude annuelle anticipe les évolutions du secteur à l’horizon 2030 - de la production agricole à la consommation - en distinguant les tendances lourdes, les tendances émergentes ainsi que les possibles ruptures. Les résultats pour 2015 ont été présentés le 23 septembre dernier par Céline Laisney, responsable de Vigie Alimentation. Voici en quelques points les tendances de demain qui mettent en avant les tensions entre mondialisation et relocalisation, entre agriculture industrielle et agriculture responsable, dans un contexte où les consommateurs toujours plus nombreux n’ont pas les mêmes préoccupations (quantité, prix, qualité, goût) selon leur pays ou zone géographique d’appartenance.

En ce qui concerne la demande pour l'alimentation au niveau mondial, le rapport est plus optimiste que les estimations de la FAO, selon lesquelles il faudrait doubler la production agricole mondiale pour répondre à la demande en 2050. Selon le rapport, la production agricole devrait croître de 40 à 60%, plus parce qu’il serait encore possible d’augmenter les surfaces cultivées de l’ordre de 1,4 milliards d’hectares au niveau mondial, que par l’amélioration des rendements (la production de riz dans certains pays enregistrerait même une baisse). Par ailleurs, la production agricole enregistrerait trois évolutions majeures : la concurrence croissante des biocarburants dans l’utilisation des sols agricoles, le développement de l’aquaculture et l’émergence de techniques de cultures hors sol en circuits fermés comme par exemple les fermes verticales.

L’impact du changement climatique sur l’agriculture et la pêche contribuerait à réduire tant les surfaces cultivables que les rendements de l’ordre de 2 % tous les 10 ans entrainant ainsi une augmentation des prix de certaines denrées alimentaires comme le thé, le cacao ou le café.

Le retour de l’agriculture urbaine dans les pays développés qui représenterait 6 % des terres cultivées dans le monde et 15 % des approvisionnements en produits frais, pouvant même aller jusqu’à 70-80 % dans certains pays développés grâce par exemple aux fermes verticales ou au développement de cultures sur les toits.

Le renforcement de la suprématie des grands groupes mondiaux et de leurs marques, malgré l’émergence de challengers dans les pays émergents et la montée en puissance des marques distributeurs.

La concentration de la distribution en Europe dans un contexte concurrentiel de guerre des prix et le décollage de l’e-commerce alimentaire.

L’implantation de la consommation biologique, particulièrement dans les pays riches. Le marché bio a en effet été multiplié par 4 en Europe en 10 ans et commence à s’implanter dans les pays émergents. Par ailleurs, il semblerait que l’agriculture conventionnelle tende à réduire le recours aux pesticides et exploite toujours plus l’agriculture de précision.

Un engouement de plus en plus fort pour consommation locavore, qui unit produits locaux et circuits courts, grâce à des initiatives d’associations ou de coopératives ou le référencement par la grande distribution de produits du terroir.

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