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François Adamski « Nous n’avons pas à rougir de la gastronomie française »

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François Adamski « Nous n’avons pas à rougir de la gastronomie française »

A la carte du Café des Chefs du Pavillon de la France à l'Exposition universelle de Milan jusque fin juillet, le chef cuisinier français François Adamski vien d’embarquer pour une croisière gastronomique de luxe en Grèce signée Les Voyages de Sophie avec Michel Roth Hôtel Président Wilson (Genève) et Jean-Yves Leuranguer du Fouquet’s Barriere (Paris).

Originaire du nord, il avait posé ses valises à Bordeaux en 2009 en qualité de chef-directeur du restaurant Gabriel, après être passé à l’hôtel Matignon, le Plaza Athénée, le Ritz, la Maison Prunier, l’Intercontinental et l’Abbaye de Saint-Ambroix à Bourges où il est resté 6 ans. En 2001, François Adamski remporte le Bocuse d’Or. En 2007, il obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France. Depuis cette année, il a décidé de voler de ses propres ailes.

Fine Dining Lovers a demandé au chef quel regard il porte sur son métier et comment il envisage l’avenir.

Vous vous présentez en tant que consultant. En quoi cela consiste-t-il dans le métier ?
Je mets en place des cartes, des menus et je forme des équipes pour des restaurants étoilés ou pour des brasseries haut de gamme.

Comment travaillez-vous lorsque vous devez construire un menu ?
Tout dépend de la demande qui m’est faite. Dans tous les cas, je commence par sélectionner les produits locaux de saison. La créativité vient après. C’est important de savoir sur quoi on part car après il faut former les équipes. Pour le Café des Chefs, par exemple, il m’a été demandé de réaliser une cuisine de la méditérannée.

Comment définiriez-vous votre cuisine ?
Je fais une cusine de type classique traditionnelle revisitée. Une bonne viande avec des mélanges de saveurs par exemple. J’ai besoin d’une bonne base pour poser ma créativité.

Qu’avez-vous retenu de vos expériences dans de grands restaurants ?
Tout est expérience. Cela m’a permis de rencontrer des chefs avec des approches très différentes. Tout est intéressant, constructif. Le but est de prendre le savoir de chacun et de se faire son opinion.

Proposer son menu dans le cadre de l’Exposition universelle, c’est contribuer au rayonnement de la cuisine française. Qu’en pensez-vous ?
Les chefs sont les dignes représentant de la France. Aujourd’hui nous n’avons pas à rougir de la gastronomie française. Nous avons de très bons produits, de très bonnes techniques mais il n’y a pas que la cusine française !

Quel type de cuisine étrangère vous attire ?
J’aime beaucoup la cuisine asiatique. J’intègre parfois dans mes plats des ingrédients comme la wakame, le yusu, les algues ou bien encore la citronnelle.

Avez-vous des projets dans le futur proche ?
Je compte bien rouvrir un restaurant sur Bordeaux!

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