Une nef vitrée ovale coiffe le dernier étage d’un immeuble face au Pont-Neuf, et sous elle, Paris se déploie dans toutes les directions : la Seine, le pont, la Samaritaine et une longue enfilade de toits. Cette vue est la raison pour laquelle on monte au Kong, et la salle a été conçue pour la cadrer, avec du mobilier transparent, des néons colorés et des chaises ornées de visages de geishas signées Philippe Starck, dans une veine futuriste aux accents japonais.\n\nLa cuisine suit la même ligne, une fusion de Paris et de Tokyo avec un goût de l’expérimentation. Le black cod au miso, agrémenté de wakamé et de sésame, est l’assiette la plus souvent associée au restaurant, et un critique l’a jugée étonnante. D’autres plats d’inspiration japonaise l’accompagnent, notamment des préparations de fruits de mer, de canard et de nouilles. La carte privilégie les contrastes de saveurs plutôt que le strict respect de la tradition. Le résultat convient aux convives qui souhaitent partager quelques assiettes avant de terminer sur une note sucrée.\n\nLe programme de la soirée compte autant que les assiettes. Vers dix heures, le volume monte, les stores des fenêtres se relèvent et la salle devient un bar pour une clientèle plus jeune, si bien qu’il vaut la peine de réserver à l’avance une table sous la verrière. La musique est mixée par un sound designer et donne le rythme à mesure que la nuit avance, tandis que le week-end un DJ anime le bar jusqu’au petit matin.\n\nLe restaurant ouvre tous les jours, au déjeuner et le soir, avec une petite carte l’après-midi, pour une dépense située dans la moyenne pour une vue de cette qualité. Un ascenseur transparent conduit les convives là-haut, si bien que l’arrivée fait partie du spectacle, et un boudoir privé est disponible pour les petits groupes. Pour une première visite, le meilleur moment est la fin d’après-midi, quand la lumière sur la Seine vire à l’or et que les lumières de la ville commencent à s’allumer.