Maquereau au poireau et aux moules, bao de shiitaké au piment et au chou, bar aux carottes et aux agrumes : les assiettes qui ont défini Regain marient volontiers un ingrédient familier à une saveur que personne n’attendait. Le bistrot lyonnais a bâti sa réputation sur cette habitude, et sur une veine méditerranéenne qui traverse sa cuisine d’auteur sans jamais devenir un thème.\n\nLa carte est courte et change souvent, au gré du marché, avec peu de choix laissé au convive. Un poulet de Bresse avec un riz au calamar et du fenouil fermenté a figuré parmi les plats salés, un dessert à la poire et au chocolat, relevé d’une pointe de whisky, a clos le repas, et le haddock en quenelle et les ravioles maison ont fait un clin d’œil aux habitudes locales. Selon un guide, les assiettes mêlent fantaisie et bonnes idées. La cuisine convainc ainsi sans effets superflus. Le format est un menu fixe, à environ cinquante-cinq euros le soir et vingt-neuf à midi, ce qui garde le prix raisonnable pour le niveau de la cuisine.\n\nLa salle est faite de bois clair, de cuir clair et de murs bruts, avec une cuisine ouverte qui montre le travail en direct. Un sommelier guide les convives dans une sélection pointue de vins nature, et l’ambiance est animée et détendue, avec le rythme tranquille d’une table de quartier qui attire désormais un public bien au-delà du quartier. Le bistrot se trouve au pied des pentes de la Croix-Rousse, dans le premier arrondissement. Il est tenu par deux cuisiniers issus d’un incubateur lyonnais pour jeunes chefs.\n\nRegain est reconnu par le Guide Michelin. Le service est assuré au déjeuner et au dîner du lundi au vendredi. Le restaurant est fermé le week-end. La maison propose aussi des cocktails, de la bière et du café, pour ceux qui préfèrent autre chose que du vin.