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Nouvelles ouvertures de l'été 2036 : les restaurants à ne pas manquer

Crédit photo : Eric Sutter

Les nouvelles adresses à découvrir cet été

L'été est cette saison où l'on prend le temps de s'attarder à table, de pousser la porte d'une adresse dont tout le monde parle, ou de s'offrir un détour gourmand au fil d'un week-end.

Partout en France, une nouvelle génération de lieux fait souffler un vent de fraîcheur sur la scène culinaire : restaurants gastronomiques audacieux, tables bistronomiques décomplexées ou salons de thé inspirés où l'art de recevoir se vit autant qu'il se déguste.

Des grandes villes aux villages les plus confidentiels, ces nouvelles adresses racontent une France créative, curieuse et profondément attachée à la convivialité. Chefs reconnus ouvrant de nouveaux chapitres, jeunes talents qui bousculent les codes, artisans passionnés mettant en lumière les produits de leur terroir : tous participent à écrire la carte gourmande de demain.

Pour célébrer l'arrivée des beaux jours, nous avons sélectionné les ouvertures et les lieux qui font l'actualité de la saison. Autant d'invitations à prendre la route, réserver une table ou simplement s'accorder une parenthèse gourmande. Suivez le guide : voici les nouvelles adresses à découvrir cet été, partout en France.

Penmarc'h

Le Nautilus

Après avoir marqué la scène gastronomique parisienne pendant plus de trois décennies, notamment à la tête du Clarence, le chef Christophe Pelé prend un virage aussi radical qu'inspirant en s'installant à Penmarc'h, dans le Finistère. Face à l'Atlantique, il ouvre Le Nautilus, une adresse de 35 couverts à l'esprit « gastro-pub » où l'exigence culinaire se conjugue à la convivialité. Dans cette ancienne bâtisse de pierre tournée vers la mer, le chef met à l'honneur les produits bretons, en particulier les arrivages quotidiens de poissons et fruits de mer issus de la pêche locale. Avec une cuisine plus libre, une équipe resserrée et des tarifs volontairement accessibles, Christophe Pelé signe ici un nouveau chapitre de sa carrière, loin du formalisme des grandes tables parisiennes mais toujours guidé par la même quête d'excellence. Une ouverture qui compte parmi les plus attendues de cet été en Bretagne.

Île de Ré

Chez Nina

L'île de Ré vient d'accueillir une adresse gourmande particulièrement attendue. Courant juin, Nina Métayer, sacrée Meilleure Pâtissière du Monde en 2024, a ouvert son tout premier salon de thé, un projet profondément ancré dans son territoire d'origine. Pensé comme un lieu de vie ouvert toute l'année, l'établissement mêle pâtisseries signature, offres de snacking de saison et produits locaux dans une atmosphère chaleureuse et décontractée. Fidèle à son approche du goût comme vecteur de partage, la cheffe pâtissière a créé une adresse accessible, à la fois refuge pour les habitants et halte gourmande pour les visiteurs. Une ouverture qui confirme l'attachement de Nina Métayer à la côte atlantique et enrichit encore un peu plus l'offre gastronomique de l'île de Ré.

Crédit photo : Louise Marinig

Les Déserts

Chalet du Sire

Perché à 1 500 mètres d'altitude, au cœur du massif des Bauges, le Chalet du Sire trouve une nouvelle jeunesse. Cette adresse emblématique de La Féclaz, connue des randonneurs pour son panorama exceptionnel sur le lac du Bourget et le Mont-Blanc, est reprise cet été par le duo de chefs Kévin Vaubourg et Lucille Routin. Forts d'expériences acquises auprès de grandes figures de la gastronomie française, ils y imaginent une table gastronomique à quatre mains profondément enracinée dans son territoire. Au menu : une cuisine contemporaine inspirée des alpages, des produits issus des producteurs locaux et une approche sensible de la montagne savoyarde. Entre retour aux sources pour l'une et nouveau terrain d'expression pour l'autre, les deux chefs signent l'une des ouvertures les plus prometteuses de la saison dans les Alpes françaises.

Saint-Malo

Vincent Guerlais

À Saint-Malo, une nouvelle adresse gourmande fait souffler un vent de douceur sur la cité corsaire. Le chocolatier et pâtissier nantais Vincent Guerlais y a inauguré un concept inédit qui met à l'honneur l'art de la biscuiterie tout en conservant l'exigence qui a fait la réputation de sa maison. Dans cette boutique pensée comme un écrin de gourmandise, galettes bretonnes, shortbreads, fondants nantais, tartelettes et autres douceurs à emporter partagent l'affiche avec les créations chocolatées signature du chef. Première implantation française de la maison hors de son fief nantais, cette ouverture marque une nouvelle étape dans le développement de Vincent Guerlais et s'inscrit parfaitement dans l'esprit de flânerie estivale qui règne sur les rues de Saint-Malo. Une halte aussi réconfortante qu'élégante pour les amateurs de douceurs artisanales.

Crédit photo : Jean-Christophe Leroux

Paris

Niní

Dans le 10e arrondissement, Niní a ouvert discrètement rue Parmentier en avril 2026. Derrière ce lumineux bistrot de quartier, Victor Kalczuga en salle et Fabio Massimo Liuzza en cuisine ont imaginé une table italo-française qui n'a rien de traditionnel. Romain de cœur, formé à Londres et Copenhague, installé à Paris depuis huit ans, Fabio Massimo prouve que la tradition italienne s'exprime au mieux quand elle se désacralise : saveurs brutes, associations audacieuses, assiettes généreuses. La carte joue avec le végétal et la mer, l'amertume et l'acidité (céléri rave fumé, fettuccine en vignarola romana, seiche à l'encre et nduja) sans jamais oublier la gourmandise, à commencer par une brioche perdue façon tiramisu déjà culte. Quand il fait beau, profitez des tables en terrasse, égayées de fleurs fraîches pour célébrer la belle saison.

Crédit photo : Eric Sutter

Paris

Bittikesu

Au cœur du Marais, à quelques pas du port de l'Arsenal, Bittikesu est une table intime et confidentielle. Dix convives face à la cuisine ouverte, un comptoir en chêne de Bourgogne, un menu unique qui change chaque jour : Jules St-Cyr, autodidacte né à Montréal et formé entre Copenhague, Berlin et la Chine, a crée ici une maison à son image. Sa cuisine, brute et plurielle, mixe des ingrédients inhabituels (fougères d'Auvergne, sève de bouleau, poissons d'eau douce, vieilles races bovines) dans des parcours de dégustation ultra-saisonniers et créatifs. Le décor célèbre l'artisanat français et international : pierre de Bourgogne, tomettes, luminaires en papier de mûrier. Le chef cultive lui-même une partie de ses produits dans une parcelle de 500 m² aux Murs à pêches de Montreuil. Le soir, quinze à vingt étapes (85€) ; le midi, six à huit (55€).

Crédit photo : Southsea Morning

Paris

Shwi

À Paris, canal Saint-Martin, Shwi s'est installé dans le paysage gourmand du quartier depuis mai. Derrière cette nouvelle adresse aux inspirations libanaises, le trio Mayfrid et Ingrid Chehlaoui et la cheffe Rita Higgins, déjà à la tête de Kubri, mise sur une adresse plus décomplexée, mais tout aussi gourmande. Le concept tourne autour d'un grand classique revisité : le farrouj meshwi, poulet grillé libanais, cuit sur un grill sur-mesure pouvant accueillir seize volailles en rotation: peau croustillante, chair fondante, sauce Shwi au piment, sumac et ail. En quart, en demi, en sandwich ou en bowl, en salle ou au bord du canal, le poulet se laisse dévorer avec gourmandise ! Le décor imaginé par l'architecte Samar Keyrouz rend hommage aux échoppes de Beyrouth avec un clin d'œil aux delis new-yorkais. Addictif, c'est le mot.

Crédit photo : Shiwi

Chanos-Curson

Vervinia

Niché au cœur de la Drôme, Vervinia a ouvert en avril 2026. César Crouzet y propose une expérience confidentielle autour d'un comptoir de seize couverts, où il sert en direct des plats lisibles et chargés d'émotion. Formé à Tain-l'Hermitage, passé par Anne-Sophie Pic et l'Hôtel Royal d'Évian, c'est au Japon que le chef a trouvé le modèle d'hospitalité intime qu'il a voulu recréer ici. Le nom dit tout : Vervinia unit la verveine, hommage au père du chef, avec qui il préparait une liqueur maison, et la vigne qui entoure le restaurant. Fil conducteur de toute la cuisine, elle s'impose comme signature aromatique de chaque création. Dans un décor épuré aux accents locaux, le menu dégustation en sept temps (95 €) tisse un dialogue subtil entre influences japonaises et terroir drômois. Le week-end, ateliers cuisine (150 € par personne) et épicerie maison pour prolonger l'expérience.

Crédit photo : Vervinia

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