D’un côté, une brasserie française assumée, lisible, ancrée dans les recettes du répertoire ; de l’autre, une table gastronomique déjà étoilée plus libre, nourrie de voyages, de techniques contemporaines et d’un travail de fond sur les produits.
À la tête de ces deux adresses, Ludovic et Tabata Mey ont choisi de ne pas opposer tradition et création, mais de les faire dialoguer. Entretien avec le chef, qui revendique autant la rigueur des classiques que le plaisir de les faire évoluer.
Chez Brasserie Roseaux, vous travaillez avec les codes très identifiés de la brasserie française : ce cadre vous laisse-t-il tout de même un peu de place pour la créativité ?
Oui et non. Chez Brasserie Roseaux, on exploite à fond les recettes classiques. Certaines sont parfois compliquées à moderniser, comme la sole meunière ou le tournedos Rossini. Ce sont des plats très codifiés.
En revanche, sur d’autres recettes, on peut faire évoluer les choses plus facilement. Par exemple, sur une volaille sauce suprême, on essaie d’alléger la sauce, de la rendre plus fine au goût, en travaillant avec du citron ou des huiles végétales. L’idée, c’est vraiment de suivre la cuisine française traditionnelle, mais de la rendre plus actuelle, plus digeste.